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La culture des céréales d'hiver

Itinéraire Technique de la culture du blé tendre
1 - 08 Octobre Labour Semis en combiné Cultimix + semoir

Stade 2-3 Feuilles Désherbage


         Vue début novembre

 


Vue Décembre

 

10 Février 1 er Apport Engrais N.P.K
15 Mars 2 ème Apport Engrais Azoté

10 Avril 1 Nœud 1 er Fongicide
5 Mai Stade Gonflement 2 ème Fongicide suivant la pression maladie de l'année il peut être supprimé.
15 20 mai Epiaison    3 ème apport Azoté
15 juillet Récolte du grain

Conditionnement de la paille en balles rondes

en savoir plus sur les céréales (source : Quid)

BLE

Origine

L'une des plus anciennes culture du monde. Nommé frumentum chez les Latins (froment), il occupe en France la majorité des terres, riches ou ingrates, jusqu'au XIX ème S .

Grain de Blé

Un épi contient 45 à 60 grains de 6 mm chacun. Un grain se compose d'une amande (cellules renfermant les grains d'amidon réunis par le gluten qui donne la farine pour 78 à 81 % ; des enveloppes (son) , 16 à 19 % ; et du germe, 2,5 à 3 %, dont la conservation est délicate. Pour moissonner, on attend que les grains soient mûrs et secs (taux d'humidité max. 15 % du poids du grain).

Blé dur

Grain allongé, paille pleine, toujours barbu. Débouché : Semoulerie, la semoule servant à fabriquer couscous et pâtes alimentaires. Les pâtes ne peuvent être fabriquées qu'avec des semoules de blé dur, en raison de leur richesse en gluten qui donne une meilleure qualité culinaire (fermeté, absence de collant) et de leur couleur jaune ambré.

Rendement moyen en France quintaux/ha, d. : dur, t. : tendre

1800 : 8,5. 1850 : 10,9. 1910 : 13,2. 1985 : d. 46, t. 61. 1986 : d. 42, t. 56. 1987 : d. 44, t. 57. 1988 : d. 40, t. 63. 1989 : d. 44, t. 65. 1991 : d. 50, t. 69.

Culture

Le blé s'adapte à des climats et des sols variés mais il préfère un climat tempéré ( il gèle à - 16 °C, - 18 °C, risque d'être atteint à - 10 °C ; la neige le protège ; une brusque élévation à 35-39 °C risque de l'échauder et de l'empêcher de mûrir normalement ; s'il est mûr, un soleil trop chaud provoque l'échaudage des grains), une humidité moyenne, une terre riche (limons, alluvions des vallées, terres argileuses) et bien préparée. Se cultive souvent en assolement triennal : 1re année maïs 2e blé, 3e orge, car ces cultures ont des besoins différents et ne demandent donc pas à la terre les mêmes éléments de base.

Semis

automne (blé d'hiver), mars-avril (blé de printemps). Un semoir à distribution forcée fait tomber les grains régulièrement dans les sillons. Lorsque le blé sort de terre, traitement avec des désherbants, insecticides et fongicides.

Moisson

Autrefois à la faux suivie du battage sur l'aire avec des fléaux, et du vanage (le van, corbeille plate en osier, permettait de ne garder que les grains sans la balle qui les entoure et sans débris de paille) ; aujourd'hui, moissonneuses-batteuses permettant de faire tous ces travaux le même jour, avec une seule machine en juillet-août .

Collecte de blé tendre en France (en millions de tonnes)

1987-88 : 22,2. 1988-89 : 24,6. 1989-90 : 27,3. 1990-91 : 27,8. 1991-92 : 27,7 ; par les coopératives agricoles : 73,6 % de la récolte ; négociants : 23 % ; industriels utilisateurs (meuniers, fabricants d'aliment pour bétail, exportateurs, etc.) : 3,4 %

Utilisations en France (en %, 1992)

Intérieur 34 dont meunerie, boulangerie 20,6, alimentation animale 11,6, semences et freintes 2 ; exportations 66 dont grains 57, farine 9.

Commerce (France, 1992)

Balance commerciale céréalière : + 30,9 milliards de F.

Exportations (millions de t, 1991-92) : vers la CEE : 6,5 ; pays tiers : 7,5.

Premiers clients Chine 2,6 ; Italie 2,6 ; CEI 1,6 ; Belgique Lux. 1,2 ; Algérie 0,9 ; P- Bas 0,7 ; RFA 0,5 ; Espagne 0,6 ; Roumanie 0,5 ; Portugal 0,4.

Farine

Meunerie : industrie lourde de transformation du blé tendre en farines panifiables

Autrefois, le meunier écrasait seulement le blé sous la meule et livrait telle quelle la boulange. Le boulanger tamisait et séparait la farine du son. Puis, les meuniers se mirent à séparer eux mêmes la farine du son, ce fut le blutage. Aujourd'hui, les grains, après nettoyage, sont broyés par des séries de cylindre métallique ; le blutage est assuré par des tamis successifs. A l'intérieur des moulins les différents produits sont acheminés par un système pneumatique.

100 kg de blé donne en général 75 kg de farine et 23 kg d'issues (dont une grande partie de son) ; il y a environ 2 % de pertes.

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